LE VERNISSAGE -

J’ai compté les secondes qui me séparaient du vernissage de l’expo et décidé qu’il valait mieux s’exprimer dans une valeur plus facile à retenir. C’est lundi prochain, le 9, à 18 heures. Donc dans pas longtemps. Ça a le mérite d’être clair. Ça n’encombre pas de détails inutiles. On peut cheminer tranquillement depuis la lecture de ces mots jusqu’au top départ de l’exposition. On sait qu’elle a un début, le 9, et une fin, le 26. On sait aussi que ceux qui ne verront que l’expo rateront un moment de partage, verre dans une main et l’autre en suspension entre la table et la bouche, sur un fond de musique distillée par Benjamin Dubost et Frédéric Giet, admirant les tirages sur toile grand format (ou n’admirant pas mais ne disant rien parce que quand même c’est pas le jour, ou au moins attendre d’être sorti). Parce que c’est ça aussi, un vernissage. On se retrouve autour d’un verre qu’on lève au long et laborieux travail de l’artiste. Et je réponds d’emblée à la question qui se pose à chaque fois :

Première remarque que je m’empresse de faire avant qu’elle ne tombe sur la toile : ça fait 6 questions.

Mais ça ne fera qu’une réponse. Le point commun entre vos questions est le verbe venir. C’est un niveau extraordinaire de point commun pour un seul mot. C’est un signe. On n’est pas obligé de connaître l’artiste, ni même une des personnes présentes lors du vernissage pour venir. La configuration des lieux, de la ville, du secteur voire même de la région, font qu’il y a de grandes chances pour que vous trouviez quelqu’un que vous connaissez déjà. Dans le cas contraire, c’est une occasion sinon unique mais au moins pas si fréquente, voire rare, de se faire tout un tas de nouveaux amis d’un seul coup. Même s’il est évident que ça aide, sinon pour venir mais au moins pour les premiers contacts, il est toujours mieux d’aimer mon travail mais, attention, même si cela parait logique il est important de le préciser : personne n’appréciait mon travail avant d’avoir l’occasion de le voir. Pour ceux qui n’aiment pas mon travail, c’est sûrement une erreur, voilà l’occasion d’apprendre à le connaître. Même en coup de vent. C’est déjà beaucoup, souvent le départ de grandes choses. Et si le sujet ne vous tente pas, dîtes-vous que Lisbonne vaut mieux encore que ce qu’en disent ceux qui l’aiment, et que ceux qui en disent du mal devraient venir voir mon exposition pour se balader une nouvelle fois dans ses rues, au son de l’accordéon de Benjamin et Frédéric.

Des secondes ont passé depuis que j’ai commencé à écrire ces mots. Quelques unes, j’ai pas compté. Ce qui compte c’est que le temps nous prend par la main et nous amène avec assurance vers un moment précieux.

Pour illustrer cette page, une photographie qui ne fait pas partie de l’expo. C’est une image de patience et de temps qui passe. Je peux vous assurer que, après avoir longtemps hésité et fourni un effort qui lui paraissait au début impossible, la petite bête sur la photo est arrivée tout en haut de la rampe et qu’elle avait l’air très contente.

MD